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Alex McLeish a de la suite dans les idées. L'an passé, lorsqu'il officiait à Birmingham City, le manager écossais avait fait des pieds et des mains pour s'attacher les services de Charles N'Zogbia, avant que l'international français, déçu du contrat qui lui était proposé, ne se rétracte finalement. Douze mois plus tard, le technicien ne lui en a visiblement pas tenu rigueur. Désormais sur le banc d'Aston Villa, McLeish a obtenu l'accord de Wigan pour le transfert du Franco-Congolais de 25 ans. «Ce n'est pas encore fait, il faut que je me mette d'accord sur les termes du contrat. Mais normalement, le plus dur est fait», nuance l'ancien Havrais. Sauf retournement improbable de situation, il s'engagera «dans les trois prochains jours» avec les Villans pour une indemnité proche des 11 millions d'euros.
Un temps annoncé à Liverpool, Arsenal ou encore... Marseille, le milieu de terrain va donc poursuivre sa carrière dans un club habitué à jouer les «six-sept premières places» de Premier League. Espérait-il qu'un club plus huppé se manifeste ? «Non, jure-t-il. Liverpool ou Arsenal auraient pu se positionner, je serais quand même allé à Villa. Ãa fait deux-trois semaines que le club a tout fait pour m'avoir. Et puis, là -bas, il y a des bons joueurs comme Bent ou Agbonlahor. C'est un bon challenge et un plus pour ma carrière». Alors que les prétentions de Wigan l'avaient poussé mi-juin à envisager d'attendre un an pour pouvoir partir librement, N'Zogbia dit aujourd'hui n'avoir jamais douté de cette issue. «Ils étaient obligés de me vendre... C'était tout bénef'».
«Ce qui est bien avec Laurent Blanc, c'est que peu importe où tu joues, si tu es bon, tu auras ta chance. Il a ouvert l'équipe de France à tous les joueurs pros alors qu'avant, ce n'était pas vraiment évident.»
A Villa, N'Zogbia bénéficiera d'une meilleure exposition dans l'optique de l'équipe de France et de l'Euro 2012. «Mais ça n'a pas vraiment compté dans mon choix, souligne-t-il encore. Ce qui est bien avec Laurent Blanc, c'est que peu importe où tu joues, si tu es bon, tu auras ta chance. Il a ouvert l'équipe de France à tous les joueurs pros alors qu'avant, ce n'était pas vraiment évident». Si son but inscrit contre la Pologne (1-0), le 9 juin dernier en amical, lui octroie quelques chances d'être convoqué pour le match de rentrée des Bleus contre le Chili, le 10 août à Montpellier, le joueur formé au Havre dit «ne s'attendre à rien». «Par rapport à ça, je suis tranquille. Je pense d'abord à faire en sorte que ça se passe bien dans mon nouveau club. Le reste, ce n'est que du bonus».
Emery TAISNE